Centre d'exposition Université de Montréal
imprimante

11e heure

Auteur
Pierre Blanchette

Année
1997

Médium
Peinture
Acrylique sur toile

Dimensions
270 x 710 cm

Collection d'œuvres d'art de l'Université de Montréal

Don de l'artiste

Emplacement
Pavillon J.-Armand-Bombardier
Œuvre sur la carte

Accessibilité
En semaine

Durée de la vidéo : 39s

Vidéo de l’œuvre

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Description de l'œuvre

Cette toile monumentale représente l’heure de la journée où le soleil est presque au zénith. Elle fait partie de la trilogie Les Heures, qui joue sur les changements de lumière, d’atmosphère, la course du soleil, selon les saisons. La couleur évoque la lumière et le cycle de la nature. Les figures géométriques (cercle bleu et trapèze violet) se mêlent et s’opposent aux couleurs complémentaires (orange et bleu, jaune et violet) dans lesquelles on sent les gestes de l’artiste.

Courant artistique

La triologie a été conçue en 1994 à New York, alors que Blanchette occupait le Studio du Québec. Les tableaux ont été peints à Montréal de 1996 à 1997. Après un séjour urbain, l’artiste souhaitait un retour à la nature.

Les tableaux, de très grand format, représentent les heures de la journée : l’aube (4e heure), (11e heure), tandis que le crépuscule est représenté par 2 tableaux selon la saison (21e heure et 17e heure)

La série démontre bien l’appropriation par Blanchette de plusieurs mouvements liés à l’abstraction. L’abstraction géométrique, par l’utilisation de formes géométriques comme structure de base du tableau. L’abstraction lyrique par l’émotion qui s’en dégage. Et enfin, l’Action painting par la grandeur des formats et des gestes qui impliquent le corps de l’artiste. Ce que l’historienne de l’art Monique Brunet-Weinmann qualifie d’abstraction synthétique, car elle y voit une appropriation de tendances artistiques d’origine européenne et américaine.

Un tableau d’atelier qui devient art public

C’est au hasard d’une visite du pavillon J.-Armand-Bombardier que l’artiste est séduit par l’architecture, les couleurs du bâtiment et tout particulièrement par le mur qui longe l’escalier. Il propose alors de faire don de son tableau au Centre d’exposition de l’Université de Montréal.

Il est très rare qu’un tableau fait en atelier pour des raisons personnelles et intimes se retrouve dans un espace public. L’architecture et l’œuvre sont autonomes mais ici, elles dialoguent parfaitement. Pour Pierre Blanchette, ce tableau ne pouvait trouver une plus belle niche.

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